Entretien avec Gabriel Pacheco, Président-Directeur Général de MERCI+
MERCI+, société de Services à la Personne, spécialisée dans l’Entretien de la maison et la Garde d’enfants à domicile, s'introduit en Bourse sur Alternext afin de financer son développement. Rencontre.
Pouvez-vous nous présenter MERCI+ ?
Gabriel Pacheco : MERCI+ est un groupe de services à la personne, spécialisé sur deux métiers : l’entretien de la maison et la garde d’enfants au domicile des particuliers, groupe que j’ai créé en 2003. Nous comptons aujourd’hui 48 agences sur l’ensemble du territoire, 2,000 salariés et 6,000 clients réguliers qui font appel à nos services. Nous envisageons de réaliser un chiffre d’affaires estimé pour 2009 de 13.1 millions d’euros.
Dans quel contexte concurrentiel évoluez-vous et quel est le potentiel de votre marché ?
G. P. : Nous évoluons sur le marché des services à la personne, qui pèse aujourd’hui environ 15 milliards d’euros. Nous parlons là du marché déclaré, or l'on estime que le marché illégal représente près de la moitié du marché, aujourd’hui encore, ce qui donne une idée du potentiel. Sur ce marché des services à la personne, les entreprises – dont nous faisons partie – ne pèsent que 3%. En effet, l’essentiel du marché est tenu par le particulier employeur, c’est-à-dire la faculté, pour un particulier, d’embaucher directement une femme de ménage, par exemple, chez lui. Aujourd’hui, le marché global des services à la personne est en croissance de 5% à 10% par an. Le segment des entreprises sur ce marché est en très forte croissance, puisque l’on estime qu’il va croître de 30% par an. Pourquoi les entreprises ont-elles une telle croissance ? Tout simplement grâce la croissance globale du marché, mais aussi en raison d’un effet de rattrapage que nous constatons tous les jours : nous reprenons des parts de marché au travail au noir, au monde associatif, et au particulier employeur.
Quels sont les atouts qui vous permettent de gagner des parts de marché ?
G. P. : Depuis 2003, nous apportons un soin particulier à recruter les meilleurs candidats, à la fois les plus compétents techniquement et ceux aux qualités humaines les plus avérées. Nous mettons tout en œuvre pour fidéliser nos salariés, par une politique d’évolution et de formation continue adaptée aux besoins de chacun. Par ailleurs, afin de satisfaire nos clients, mobiliser notre personnel, nous démarquer de nos concurrents et améliorer nos résultats de façon durable, nous avons obtenu la certification SGS Qualicert «Services à la Personne» V4, pour nos activités de Ménage & Repassage et Garde d’enfants (+ de 3 ans). Il s’agit du plus haut niveau de certification qualité du secteur des Services à la Personne, garantissant ainsi à nos clients la qualité, le professionnalisme et la fiabilité de nos services.
Vous décidez de vous introduire en Bourse sur Alternext… Quelles sont les raisons de cette opération ?
G. P. : La première, c’est de lancer une augmentation de capital de 3 millions d’euros, qui a pour vocation de nous permettre de réaliser des opérations de croissance externe sur notre secteur. Dans les services à la personne, il existe des milliers de structures, relativement petites, locales et qui pourraient donc être agrégées de manière intelligente à nos structures locales en région. Nous sommes ainsi à la recherche de cibles qui réalisent entre 300,000, 500,000 et jusqu’à trois millions d’euros de chiffre d’affaires, positionnées sur nos activités, faisant de la qualité et avec des salaires intervenants et des tarifs clients à peu près similaires aux nôtres.
La seconde raison de cette opération, c’est un objectif de notoriété. Aujourd’hui, MERCI+, comme tous les acteurs du marché entreprise, est encore trop peu connu. Nous avons un peu de notoriété, mais nous sommes encore trop peu connus du grand public et l’objectif, c’est de se faire connaître de celui-ci.
Quel message délivreriez-vous à nos lecteurs, afin de les convaincre d’investir dans MERCI+ ?
G. P. : Le marché des services à la personne est en très forte croissance. Il est fortement créateur d’emplois. La structure MERCI+ a toujours été bénéficiaire depuis sa création en 2003, elle n’a aucune dette financière, elle est en croissance en termes de chiffre d’affaires avec un bon niveau de rentabilité. Son management est de qualité. Toutes ces raisons-là font de MERCI+ un bon investissement.
Continuerez-vous à distribuer des dividendes ?
G. P. : L’idée est, dans la mesure du possible, de distribuer 20% du résultat net en dividendes chaque année.
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Propos recueillis par Jean-Christophe Rolland